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Libé voyages, Libération- Les Ptites Poucettes

 

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Tout est bien qui Finnish bien

Voilà. C’est la fin. La FINland. Avant de fouler le sol du pays, nous n’avions jamais pensé à ce que cachait son nom : la fin de la terre, l’ultime territoire avant le cercle polaire. Pour nous aussi, c’est la dernière terre – du moins pour ce voyage. La fin d’un périple de 4200 km à travers 10 pays. Nous y voici presque.

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Ne nous reste qu’à enjamber la Baltique qui sépare les côtes finlandaises et estoniennes. De Tallinn à Helsinki, ce couloir maritime est le plus emprunté au monde. D’immenses ferrys assurent la transhumance quotidienne de milliers de passagers. Nous en serons bientôt. À moins que…  Lire la suite

Le poids (lourd) des rêves.

Personne ne part de Melnik. En tout cas aucune voiture. À l’heure de la sieste nationale, le moment est peut-être mal choisi. Alors on se poste à l’entrée du village où un platane de 800 ans nous procure un peu d’ombre et d’où l’on guette le vrombissement d’un moteur.

Celui de Sacho a l’avantage d’etre tellement tapageur qu’il est perceptible de loin. La conversation à bord atteint des sommets :

DSCF0481Son propriétaire nous sort de l’impasse – c’est le cas de le dire – en nous conduisant jusqu’à la Nationale, un peu plus fréquentée. À peine une minute plus tard, un camion ralentit à l’approche du zébra ou nous gesticulons, pancarte à la main…

Boban est serbe et rentre de Turquie, lourd d’un chargement de 35 tonnes de batteries. Le véhicule affiche 855.000 km au compteur et il compte bien dépasser le million avec lui.

Il caresse le volant en répétant : « ça, j’en rêvais enfant. Et maintenant je vis mon rêve tous les jours ». Son père était routier lui aussi. « Mais il n’avait qu’une camionnette. Moi je voyais plus grand. Je voulais conduire un 45 tonnes ! ».

sandra-boban-camionIl lui manque bon nombre de dents mais Boban sourit sans cesse de celles qui lui reste. Il est fan de Zaz et passe de la musique classique à fond bien qu’il s’en excuse « en principe les chauffeurs n’écoutent pas ça… ». Il fabrique ses cigarettes et en fume un kilo chaque semaine. Aurélie doit se sacrifier et en accepter une sur deux – question de diplomatie.

Sandra, elle, consent à se restaurer d’un café soluble (froid) et des biscuits (secs) qu’il lui tend. Nous héritons également d’un magnet d’Istanbul qu’il réservait pourtant à un ami. Nous tentons de refuser bien sûr mais Boban y tient. Il veut nous protéger, porter chance à notre aventure qu’il trouve « great but crazy » (un peu comme tout le monde en somme…). 

Aurélie-chapeau-camionNous aurions aussi aimé lui porter chance avec notre galet, mais vraisemblablement, ce dernier n’était pas suffisamment chargé de bonnes ondes… Vingt kilomètres avant Sofia, des flics nous font signe de nous garer. Boban prépare un billet de 20 lev (10 euros) « c’est toujours comme ça par ici. Il faut payer même quand on a rien fait de mal. Sinon, ils trouvent toujours le moyen de créer des problèmes… »

Les flics nous lancent des oeillades libidineuses tandis que Boban présente ses documents. Ils le somment de descendre du véhicule. Dix minutes plus tard, il revient nous dire de continuer la route sans lui. De son côté, les choses s’annoncent plus compliquées que prévu. « On peut aider ? Non, hélas… »

Nous demandons à l’un des policiers si l’on est autorisées à faire du stop ici, sur la bande d’arrêt d’urgence. « Oui. Et puis pour vous, n’importe qui s’arrêtera dans la minute » (cette phrase est assortie d’un clin d’œil dégueulasse). Le temps de tourner les talons, on l’entend hurler sur notre ami en bulgare.

Merci-Boban-Camion-sandra-sofia-melnikHorrible impression d’abandonner le navire en pleine tempête – bien que Boban fasse bonne figure, nous encourage à ne pas nous en faire pour lui… Nous ne pouvons alors que déposer discrètement un petit mot de remerciement sur son tableau de bord.

Nous nous sentons un peu coupables, privilégiées – d’autant que nous dormirons ce soir dans le luxueux « Kempinski Palace », où nous sommes invitées (pour la seconde fois) par notre ami Gerd, le manager – tandis que lui passera la nuit dans son camion (en espérant qu’il puisse reprendre le volant).

Nos rêves se croisent mais ne se ressemblent pas. Et pourtant, pour quelques instants, on se découvre plus de points communs qu’il n’y parait. 

Melnik sa mère !

Le « tourisme » vous l’aurez compris, c’est pas trop notre truc – nous qui passons plus de temps à courir les aires d’autoroutes que les musées, qui fréquentons davantage les banquettes arrières des camionettes que les fauteuils des tables étoilées.

Routard-TempêtePourtant cette année – alors que nous sommes pour la première fois associées au Routard, nous nous risquons à quelques recommandations façon guide de voyage afin de vous faire découvrir une destination « coup de cœur », découverte au hasard d’un coup de pouce : Melnik.

 

Et comme le suggère le titre de cet article, ça déchire sa race !!

  • Pourquoi ? – Intérêts

Balcon-antonia-MelnikAvec 175 habitants recensés en 2012, elle est officiellement la plus petite ville de Bulgarie. Vous avez donc de bonnes chances de croiser la totalité des âmes qui la peuplent en une seule journée (à noter que compte tenu de la moyenne d’âge de la population locale, ce chiffre est à diviser par deux chaque année…).

  • Comment ? – Accessibilité

Par la route pardis ! Pour ce qui nous concerne, ça va de soi. Celle qui y mène est minuscule et serpente sur le flanc d’une colline plantée de vignes centenaires. Au sommet se nichent quelques maisons éparses. Vous y êtes.

  • Où ? – Hébergement

Oubliez les hôtels kitchs qui bordent la rue principale (la seule en fait). C’est dans l’un d’eux que nous avons passé une première nuit (on dit bien passé, pas dormi) pour le moins humide… Car le système de climatisation judicieusement placé au dessus du lit s’est affolé autour de 3 heures du matin, déversant un torrent glacial sur nos corps alanguis (imaginez la douloureuse réminiscence lorsque Sandra s’est mise à hurler que l’eau s’infiltrait dans la chambre… – Cf Athènes-Helsinki).

Antonia-Vincy-hotel-melnikPréférez donc un hébergement à peine plus onéreux mais autrement plus authentique (et bien plus sec). Nous pourrions noircir cette page des seuls éloges que nous inspire Lumparov : une maison d’hôte entièrement restaurée avec goût, mais dont le charme vient surtout du couple qui nous y accueille. Antonia et Vinci, la cinquantaine, ont repris il y a quelques années la gestion de l’hôtel. Elle, auparavant prof de français, lui, douanier, ont tous deux perdu leur emploi à l’ouverture des frontières (notre langue étant, dans le même temps, passée de mode). Après 35 ans de mariage, ils ont donc quitté leur domicile de Petrich pour s’installer ici, cultiver le jardin, briquer la maison et chouchouter leurs invités. 

  • Quel ? – Restauration

Antonia-sandra-melnikAntonia aurait certainement remporté le « top chef » local si d’aventure elle s’était portée candidate (nous hésitons à l’y inscrire en cachette). Ses banitzas (gâteaux de fromage), petits pains et confitures maison concourent à faire de l’endroit un haut lieu de la gastronomie bulgare.

Partie en excursion, nous avons regretté de ne pas en avoir rempli nos sacs-à-dos. Après quatre heures de marche, nous avons dû nous contenter de la seule nourriture disponible dans cet environnement sauvage : des noix au miel vendues à la sauvette par un moine du coin. Un bocal géant mais ni pain, ni cuillère… Pour une dégustation façon épreuve de Koh Lanta (avez vous essayé d’attraper des noix sans les mains et sans vous changer en papier tue-mouches ?). 

Côté boisson, vous ne serez pas en reste. Les propriétaires possèdent également quelques hectares de vignoble dont ils tirent un nectar exquis : le Strymon – vous nous en donnerez des nouvelles (l’ayant un peu trop dégusté, nous avons tout oublié).

  • Quoi ? – Activités

sandra-rando-melnikS’ennivrer est bien sûr fortement préconisé – mais admettons qu’il s’agisse d’une option secondaire. Nous conseillons plutôt (ou avant, du moins) de transpirer un peu (et/ou prier si le cœur/le ciel vous en dit) en empruntant le chemin de randonnée qui suit le lit d’une rivière asséchée jusqu’à un point culminant où se dresse un somptueux monastère.

Attention, il est interdit de pénéter les voies du Seigneur en tenue «légère». Heureusement, ce dernier a pensé à tout (même aux marcheurs qui ont dû cuire au soleil pour l’approcher…) et des vêtement décents sont mis à disposition à l’entrée de l’église. Voyez plutôt comme nous sied la mode orthodoxe…

soeur-aurelie-melnikVous l’aurez compris, Melnik vaut le détour (et la Bulgarie tout entière nous donnerait presque envie de faire du – vrai – tourisme). Alors allez-y ! Une fois sur place, vous ne pourrez vous retenir de fredonner «Tu es la seule qui m’aille»*.

* référence musicale pointue échappant très probablement aux moins de vingt ans et plus de quarante. Cours de rattrapage ici.

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Marines d’eaux douces

yavht-amaliapolis-volosNotre Odyssée en mer Egée ne pouvait se terminer sur un tel naufrage. La tempête passée, il fallait bien une journée en eaux calmes pour récupérer un rythme cardiaque acceptable.
Guy et Cléo, nos capitaines, ont rapatrié l’embarcation à bon/un port de pêcheurs au sud de Volos.


L’occasion rêvée pour nous exercer au « pouce subaquatique » dans une crique aux eaux limpides, en prévision du 11 juillet (pour le projet
33’Tour de Sandra, vous découvrierez ce jour le premier clip des P’tites Poucettes!).

Arbeit, Arbeit donc, comme nous avons coutume de dire à propos de notre emploi du temps chargé comme celui d’un ministre (ou d’un fonctionnaire des PTT, c’est selon) : trouver de nouveaux galets, les apprêter, rafistoler la pancarte, rédiger nos articles quotidiens, collecter des sons, définir les itinéraires, contacter nos hébergeurs… En somme, presque un travail de bureau !

Guy-Cleo-Sandra-bateauEt du travail, nos acolytes marins n’en manquent pas. Tous deux multi-entrepreneurs, avec des liasses de billets et des smartphones plein les poches, ils enchainent réunions informelles et coups de fils. En flamand, en anglais, en grec, en bulgare, ils gèrent leur production de tomates, de palettes de bois, de transport de fleurs, d’assurance, de moules (nous savons désormais que Léon ne se ravitaille pas qu’à Bruxelles…).

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Croisée de regards sur la crise grecque

Lina et Maria ont le même âge, sont nées grecques et habitent Athènes. Elles portent pourtant des regards différents sur la crise qui assomme leur pays depuis 2009.

Toutes deux en conviennent : il n’y a plus de travail, le montant des allocations chômage et des retraites a chuté de façon indécente, la corruption est généralisée. Elles s’accordent à dire que le mouvement néo-nazi d’extrême droite, « Aube Dorée », est au fond encouragé par le gouvernement en place, pour détourner l’attention du peuple et faire oublier les scandales.

La xénophobie va crescendo (comme la bande annonce du scénario qui se joue actuellement en France ?). Lina et Maria dénoncent les accusations infondées qui pleuvent à propos des immigrés. Les problèmes ne viennent pas des Albanais ou des réfugiés Syriens. Les étrangers ne « volent » pas le travail des « vrais Grecs ». Comme partout ailleurs, ils occupent des emplois déconsidérés dans les secteurs du bâtiment ou de la voirie (que les autochtones rechignent eux-même à investir).

Pour elles, les coupables sont : l’Europe d’une part – qui impose son modèle économique et ses critères sans tenir compte des spécificités des pays membres, les dirigeants d’autre part (toutes couleurs confondues) – qui protègent leur pouvoir et les privilèges des riches aux dépends des plus fragilisés.

Les impôts des classes moyennes ont grimpé en flèche, tout comme le prix de l’essence qui vaut de l’or (noir) – 1,80€ le litre de SP 95, c’est sensiblement plus qu’en France, pour un revenu moyen bien inférieur… (le smic est d’environ 450€).

Elle partagent donc le même constat sur les causes et les symptômes, mais c’est à propos des effets et conséquences que leurs avis divergent.

LinaFace aux incertitudes du futur, Lina ne veut pas d’enfant. « J’aurais le sentiment de mettre au monde un condamné ». Elle regrette que les jeunes d’aujourd’hui passent leurs journées dans les cafés, sans envisager de quitter leurs parents. Sans ambition. Sans autre horizon que de se rassasier à la table familiale.

Lina est entrepreneur et résiste chaque mois à la tentation d’expatrier son entreprise. Les taxes sont asphyxiantes. « C’est devenu invivable, mais je considère qu’il est de mon devoir de ne pas abandonner mon pays lorsqu’il a le plus besoin d’énergie créatrice ».

Chaque jour, sous les fenêtres de son appartement cossu du centre-ville, des femmes fouillent les poubelles à la recherche de nourriture. Elle pense toujours à laisser un sac, avec les restes de son repas de la veille.


« Quand on voit cela, on comprend que les gens aient perdu le sourire. Pourtant nous les grecs étions très enthousiastes. Chacun se saluait dans la rue, sans même se connaître. J’ai énormément de peine. Mon souhait le plus cher est que nous retrouvions foi en l’avenir »

Maria-AthenesMaria elle, voit quelques avantages à la crise. Comme en temps de guerre, cette situation nous oblige à modifier nos habitudes, à inventer de nouvelles solutions, à se recentrer sur l’essentiel. Recycler, partager, échanger, s’entraider, en un mot : être plus « humain ».

Maria boucle un second cycle à l’université d’architecture. Elle a vécu un an en France où elle était bien tentée de rester. « Mais, je dois faire quelque chose à Athènes. Si tous ceux qui ont fait des études quittent le navire, la Grèce va définitivement sombrer ».

Elle déborde d’un optimisme réjouissant. Elle croit en son pays – si capable, si chargé d’Histoire. Elle est convaincue, ou du moins elle se force à croire, qu’il y a encore de belles histoires à vivre, et de belles pages à écrire.

Aujourd’hui, c’est cette page que nous dédions à ces femmes qui forcent notre admiration. Nous qui sommes ici de passage, et en permanence sur le départ.

Aurions-nous, comme elles, le courage de rester quand tout semble plus simple ailleurs ?

Athènes-Helsinki

Sandra yachtLa soirée commence à merveille. Le yatch est superbe. Nous n’en revenons pas de nous trouver là, avec nos hôtes, Guy et Cléo, respectivement belge et grec. Moquette crème, bois et dorures, la nuit promet d’être placée sous le signe du luxe et de la volupté. Parenthèse inattendue après le départ mouvementé d’Athènes.

Aurélie-yacht-vollos-greceÀ minuit, nous décidons de nous coucher pour profiter de la journée du lendemain. «Rendez-vous au lever du soleil ?!».

Sauf que… Une heure plus tard, le bateau tangue violemment. On se réveille en sursaut. Guy réenclenche le moteur car il faut quitter le port où la mer est trop agitée.

Le bateau contre lequel nous sommes amarés nous a conseillé de prendre le large pour faire étape dans une baie mieux protégée des vents.

Mais, à mesure que nous progressons ils se font plus violents. Les rafales secouent le yatch comme une vulgaire barque. D’immenses vagues noires fouettent le hublot de la cabine. Aux commandes, Guy nous hurle de rester à l’intérieur. Le jetski attaché a l’arrière du bateau vient de tomber à l’eau. Les bourrasques d’eaux salées atteignent 9 mètres de haut. Impossible de faire demi-tour – le prochain port est à deux heures de navigation…

Deux heures qui se changeront en cinq. Blotties sur nos couchettes, on ne peut se sortir de la tête le nom du bateau. Helsinki… Et si la traversée s’arrêtait là pour nous ? Athènes-Helsinki, ce serait ici ?

Ne pouvant que patienter et faire confiance, on tire le rideau pour tâcher d’oublier le chaos l’extérieur. Mais l’alarme se déclenche et nous rappelle à l’ordre… « Un problème électrique », assure Guy. « Pas grave », espère-t-il. Debout depuis 6h30 la veille, il est épuisé, et seul à pouvoir tenir la barre.

Et nous mènera à bon port – du moins à un port. Lorsque nous l’atteignons vers 8h du matin, la nausée est tenace. Elle ne nous quitte pas, même à terre. Le sol semble se mouvoir sous nos pieds. La ligne d’horizon dessine des vaguelettes.

À l’heure qu’il est, nous sommes toujours sur l’île d’Evia en attente d’une accalmie. À suivre donc. IMG_0060

Quand tout part à Volos…

Athenes AcropoleNous ne nous attarderons pas à Athènes. Cette première étape a été l’occasion de rencontrer Lina et Maria, qui nous ont livré deux regards croisés sur la crise grecque. (Leur témoignage sera très vite en ligne ici.)

Après un dernier regard à l’Acropole, on charge nos sacs à l’aube (une fois n’est pas coutume). Direction : Volos et les plages du Pélion (une péninsule montagneuse 300 km au nord). «Avec un peu de chance, on déjeunera là-bas».

VolosLa réalité temporise vite notre optimisme. À l’entrée de l’autoroute, le trafic est dense et charie un nuage suffocant de particules fines (et moins fines). On ne nous adresse la parole que pour nous indiquer la direction de la gare routière. Le seul véhicule qui s’arrête propose de nous y conduire. «ici on ne prend pas d’autostoppeurs» insiste Andréas. Lire la suite

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Capture d'écran 2014-06-19 17.16.45Fabien, Leslie, Nicolas (1), Virginie, Jérôme, Faustina, Andréas, Sophie, Caroline, Alain, Eglantine, Arnaud, Serge, Elisabeth, Nicolas (2), Charlie, Hélène, Adrien, Patricia, Nina, Bertrand, Loïc, Anne-Lucie, Antoine, Guillaume, Jean-Michel, Nicolas (3), Yann… Ainsi que l’équipe de Auféminin.com


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