The place NOT to be

Amis Slovaques veuillez accepter par avance nos excuses pour cet article saturé de mauvaise foi, mauvaise humeur, mauvaises ondes… qui heurtera la sensibilité des plus jeunes et/ou patriotes d’entre vous.

  • Bardejov, 18h30 Nous débarquons avec une bruine aussi persistante que cette question « mais qu’est ce qu’on fout là ? ». Le ciel est gris, il fait presque nuit mais il n’y pas un chat (ni gris ni rien). La place centrale, dont les bâtiments aux façades colorées figurent parmi les incontournables, est absolument déserte.
  • Bardejov, 19h Nous errons parmi les ruelles attenantes en quête d’un hébergement. Les portes des deux premières auberges sont closes. Celle que nous parvenons à dénicher, un peu à l’écart du « centre » a le mérite – selon l’inscription qui figure à l’entrée – de posséder des chambres « avec vue sur les remparts ». Nous espérons y être accueillies à bras ouverts compte tenu de l’affluence en ville. Pas tout à fait… La réceptionniste daigne détourner les yeux de l’écran géant qui diffuse une version locale des « Feux de l’amour » pour consulter son carnet de réservation. Il lui faut cinq bonnes minutes pour nous confirmer qu’une chambre est disponible (à moins qu’une meute de japonais n’ait prévu de séjourner ici, nous aurions pu le lui certifier illico…).

Elle ne prend pas la peine de nous y conduire et préfère indiquer la direction de l’escalier d’un geste vague (il faut dire qu’à ce moment précis, Pamela déclarait sa flamme à Mickaël). Pour la vue sur les rempart, ils n’avaient pas menti – encore faut-il avoir une formation de contorsionniste pour en profiter. Les plus raides se contenteront d’admirer la devanture de la supérette d’en face (au rideau fermé, cela va sans dire).

  • fontaine-lumineuse-bardejov-slovaquieBardejov, 19h30. Bien décidées à « laisser sa chance » à la ville, nous nous équipons pour une promenade nocturne. Des trésors insoupçonnés nous attendent certainement quelque part. Notre impression initiale est hélas rapidement confortée (malgré la fontaine pyrotechnicolorée qui nous fait de l’œil.)
  • Bardejov, 20h. Nous comprenons que l’animation toute entière se concentre dans un seul troquet. Une poignée de jeunes y enchaînent les pintes entre deux parties de fléchettes.
  • Bardejov, 20h30. Fléchettes, donc (on tente de s’intégrer).
  • bardejov-flechettesBardejov, 21h00. Le capitaine de l’équipe de fléchettes, après nous avoir aidé à démarrer la partie, nous ignore. Nous l’avons déçu en n’atteignant pas les 501 points, on le craint.
  • Bardejov, 22h00 Le bar est quasi-vide. On se résout à rentrer à l’hôtel pour profiter de la vue de la chambre (il y a une promotion saucisses toute la semaine).
  • sandra-stop-pologneBardejov, 8h00 Nous n’avions jamais été si pressées de voir le soleil se lever, si promptes à boucler nos sacs et si matinales sur la route. Nous supplions presque les automobilistes de nous tirer de là. La Pologne, vite !

Amis slovaques, sans rancune ? Promis, on retournera voir à l’ouest si vous y êtes. 

Des eaux et des bas

bulgarie-debrecen-pancarteBienvenue dans le pays où les noms des villes ressemblent à des codes wifi et où seul un polytechnicien peut prétendre convertir de tête la monnaie locale (diviser 10960 par 264 pour obtenir le prix d’une chambre d’hôtel).

sandra-zoli-debrecen-hongrie

Nous y faisons la connaissance de Zoli, qui rêve d’être un grand voyageur mais n’a pas encore franchement l’âme d’un routard. Pour son premier séjour à Debrecen, il s’inquiète de ne pas trouver d’hébergement et supplie un ami de réserver à sa place. Il est très impressionné d’apprendre que nous nous allons dormir à l’auberge de jeunesse. Pour lui, c’est là le comble de l’exotisme. Il passe son temps à vérifier l’itinéraire et insiste pour que nous lui fournissions l’adresse précise (alors que l’auberge est située sur la place principale).

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