Marines d’eaux douces

yavht-amaliapolis-volosNotre Odyssée en mer Egée ne pouvait se terminer sur un tel naufrage. La tempête passée, il fallait bien une journée en eaux calmes pour récupérer un rythme cardiaque acceptable.
Guy et Cléo, nos capitaines, ont rapatrié l’embarcation à bon/un port de pêcheurs au sud de Volos.


L’occasion rêvée pour nous exercer au « pouce subaquatique » dans une crique aux eaux limpides, en prévision du 11 juillet (pour le projet
33’Tour de Sandra, vous découvrierez ce jour le premier clip des P’tites Poucettes!).

Arbeit, Arbeit donc, comme nous avons coutume de dire à propos de notre emploi du temps chargé comme celui d’un ministre (ou d’un fonctionnaire des PTT, c’est selon) : trouver de nouveaux galets, les apprêter, rafistoler la pancarte, rédiger nos articles quotidiens, collecter des sons, définir les itinéraires, contacter nos hébergeurs… En somme, presque un travail de bureau !

Guy-Cleo-Sandra-bateauEt du travail, nos acolytes marins n’en manquent pas. Tous deux multi-entrepreneurs, avec des liasses de billets et des smartphones plein les poches, ils enchainent réunions informelles et coups de fils. En flamand, en anglais, en grec, en bulgare, ils gèrent leur production de tomates, de palettes de bois, de transport de fleurs, d’assurance, de moules (nous savons désormais que Léon ne se ravitaille pas qu’à Bruxelles…).

Ces associés venus des quatre coins de l’Europe ont en commun le goût du risque et du challenge. « Le business est un jeu. On n’investit pas pour gagner de l’argent. On le fait avant tout pour réussir un pari. C’est stimulant de croire en un projet et de mettre en place une stratégie pour atteindre ses objectifs. Composer avec les règles, inventer les siennes parfois ».

Les discussions avec Guy furent animées puisque, vous l’imaginez bien, nos mondes sont assez dissemblables. Pour lui, le capitalisme est le seul modèle viable. Notre vision d’un Etat socialiste qui vise à amoindrir les inégalités lui semble utopiste. Pourtant, Guy aussi est idéaliste.

Car si Cléo et Angelo et lui partent dans toutes les directions, ils n’en suivent pas moins une ligne de conduite. Pas bling-bling pour un sous (sans mauvais jeu de mot), ils entendent enseigner à leurs enfants la valeur travail et celle de l’argent que l’on ne gagne pas sans effort – à plus forte raison dans un monde où les opportunités sont de plus en plus rares, et difficiles à saisir.

aurélie-food-truck-thessaloniqueNous restons avec eux une nuit de plus, dans le bateau qui a failli précipiter la fin du voyage et qui est désormais sagement amaré dans la baie d’Amaliapoli. Ce confort est aux antipodes de nos habitudes d’autostoppeuses.

C’est aussi pour ces contrastes, pour le caractère improbable de telles rencontres que l’on a choisi ce mode de transport. 

Léonardo-volos-thessaloniqueA 7h30 ce matin, tout le monde est sur le pont. Les « businessmen » ont rendez-vous avec un client et nous avons à nouveau rendez-vous avec la route. La E75, parcourue en partie dans leur voiture de fonction, puis à pied, le long d’une station de péage, avant d’être prises en stop par Léonardo, un Albanais de passage.


Direction Thessalonique. Entraperçue lors de notre première édition – de Paris à Istanbul – nous ne pouvons retenir une pensée émue pour Saïkis, le camioneur romantique qui nous y avait mené il y a deux ans très exactement.
Ses roses nous ont porté chance! 

sandra-route-thessaloniki

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