Pärnu et pour vous

« En sortant de la maison tu prends la seconde rue à droite, puis le bus numéro 6 jusqu’au terminus. ». En apparence les indications d’Aleksey étaient limpides et nous devrions arriver près de la nationale… Pourtant, en sortant du fameux bus numéro 6, nous ne voyons que des champs, une barre d’immeuble et un rond point indiquant un supermarché. La route de Tallinn semble bien loin.

Nous inaugurons notre pancarte en carton (offerte par notre hôte de Riga pour nousRaymons-Riga consoler du drame dont nous ne reparlerons pas, trêve de couteau dans notre plaie encore fraiche) et, il faut reconnaître qu’elle semble aussi efficace que la précédente. À peine le temps de la brandir que voilà Raymons qui s’arrête. Sauf que selon lui, « nous ne sommes pas, mais alors pas du tout dans la bonne direction. » Il s’enquiert de nous trouver un meilleur spot.

Sandra-ESTSur la pancarte, cette dernière promesse « EST ». Comme l’est de l’Europe – qu’en trois ans, nous avons sillonné de fond en comble – mais surtout comme l’ESTonie, dernière étape avant Helsinki. Tout va tellement vite cette année que l’on a presque du mal à intégrer les changements de langues, de monnaie, de culture. Dans cet espace Shengen au sein duquel les frontières ne sont plus matérialisées, ce ne sont plus que nos conducteurs successifs qui, ambassadeurs de leurs pays, nous les font remarquer. Lire la suite

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1,2,3 Sommeil

Art-deco-rigaBien qu’elle rivalise de beauté avec Prague ou Budapest, avec son centre-ville constellé de monuments de jadis, ses ruelles d’autrefois et son patrimoine architectural art-déco de naguère. Même si elle s’enorgueillit du titre de « Petit Paris du Nord » et que quelques ancêtres d’Aurélie hantent son enceinte fortifée… Nous nous demandons bien pourquoi (bordel, pourquoi ?) Riga est surnommée par les guides « la ville qui ne dort jamais »…

Car le moins qu’on puisse dire, c’est que l’activité nocturne n’y est pas précisément remarquable… Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Nous avons marché, marché, en quête d’un bar où les serveurs ne seraient pas déguisés en ménestrels (héritage médiéval oblige). Après quelques tentatives avortées (on a pourtant trouvé The place to be, une ancienne usine, sans troubadours ni putes russes, mais où chacun reste sagement à sa table jusqu’à ce que saoulerie s’en suive), nous entreprenons de profiter plutôt de la Lettonie côté jour. Lire la suite