Budapest Express

liligo bar« Vous n’êtes pas frustrées de passer si vite dans chaque pays? » demande Simon, lors de l’interview qu’il nous a consacrée à Budapest pour le site de voyage Liligo

28 jours, c’est peu, soit. Et pour des voyageuses qui n’aspirent qu’à ralentir, c’est même un comble. Mais que veux-tu Simon, les visites, tout ça, même quand on y met du nôtre, ce n’est pas notre truc.

Tiens par exemple, nous avons tenté de combler nos lacunes historiques en visitant le musée de la Hongrie. Le prospectus promettait que nous aurions les réponses à toutes nos questions. Il allait même jusqu’à les énumérer (« Comment Budapest est-elle devenue cette capitale cosmopolite ? Comment l’influence hongroise a-t-elle évolué au fil des siècles ? »…).

Aurelie priere

Et bien, à l’intérieur, la plupart des légendes étaient en hongrois, l’histoire arménienne mêlée aux poteries préhistoriques, et, même à genoux devant l’autel du savoir, nous n’avons rien appris. Pas la moindre petite chose après 1000m2 d’exposition. 

spa dehors

Alors, oui, on avoue s’être rabattues sur une activité moins noble, mais beaucoup plus instructive : les bains de Budapest (après être passées par l’expo Schiele – mais nous n’en parlerons pas, ou vous nous croiriez monomaniaques). Imaginez des dizaines de salles en enfilades avec des bassins d’eau salée, souffrée, glacée ou brulante, des hammams colorés et aromatiques, des saunas à 45, 50 et 75°C. Et puis, dehors, des piscines à vagues, bouillonantes ou minerales, où barbottent enfants et vieillards, hispters et touristes.

IMG_3382Même si certains détails nous ont échappés (Pourquoi faut-il mettre un bonnet de bain dans la piscine ordinaire mais dans aucune autre ? Les poux ont-ils l’eau sélective ?), nous avons adoré cette plongée dans les traditions hongroises. En hiver, sous la neige, ce doit être extraordinaire.

Andras pancarteNous nous promettons d’y revenir – ce qui nous laissera au passage le temps de feuilleter quelques livres d’histoire… Bien que la meilleure histoire reste celle que l’on écrit au présent, et à plusieurs. En l’occurrence, ce nouveau chapitre a pour personnage principal Andràs, chez qui nous logeons grâce à notre site partenaire. Ce jeune artiste hongrois nous accueille comme si nous étions de vieilles amies. Ensemble, nous sortons dans les bars outdoors de Pest (les 50°C de l’appartement sous les toits nous font curieusement pousser des ailes, si tant est qu’il nous en eut fallu) et le rejoignons à chacune de ses pauses au café du coin (Andràs prépare des fichiers pour un photographe, parce qu’il est trop difficile de vivre de sa pratique artistique – la vidéo contemporaine – mais s’échappe de son bureau à la moindre occasion). 

Nous profitons de l’une d’elles pour lui dire au revoir – non sans lui avoir fait répéter pour la millième fois le nom de notre prochaine destination: Kecskemèt (essayez pour voir).

Trois nuits à Budapest, c’est notre record de sédentarité, et pourtant, tu as raison Simon, le temps sur cette route nous semble définitivement trop court.

Sacs pancarte