J2 : Antibes-Nice

Sous les galets la plage… d’Antibes. Juste pour un bain de mer. Une demi-heure, ou deux, ou trois…Puis remonter. Alléger, empaqueter les sacs.

17h30. Nous sommes en retard. Censées atteindre Turin ce soir, nous portons, pour l’occasion, un assortiment de vêtements vert-blanc-rouge et une ardoise aux couleurs du drapeau italien. Judieux choix de costume apparemment puisque notre temps d’attente sur le bord de la Nationale 7 n’excède pas 1 minute 30. Sauf que… Les filles s’arrêtent à Nice… « Ca vous avancera toujours, on vous dépose à l’entrée de l’autoroute vers la frontière… ». Soit. 

Priscilla et Aurélie ont 25 ans, elles sont niçoises pour de vrai (ave l’accent idoine, y tout y tout) et nous embarquent, enthousiastes, le long de la Côte d’Azur. Pendant le bref trajet que nous partageons, Aurélie (l’autre – cet article va demander un degré de concentration élevé…) demande si nous connaissons la boutique « Ind… » à Paris. « Ils vendent des fringues style pin-up/gothiques/skaters. »

Nous revient en tête l’enseigne d’un restaurant du quartier des Halles «kebab, crêpes, tacos, pizzas, sushis». Autant regrouper les chances de plaire à tout le monde (même si la frontière avec l’effet inverse est aussi fine que la pâte de leur pizza surgelée…).

Elle veut trouver l’adresse, recherche les coordonnées du magasin sur Internet… Rue Keller ! Coïncidence : Aurélie y habitait il y a peu ! Et est semble t-il, passée à côté de l’antre de la mode… Les filles ne connaissent que peu la capitale. Elles nous confient leur appréhension d’un métro complexe où elles redoutent de se perdre, de la fourmilière des travailleurs aux heures de pointe…

Arrivée à destination imminente. Priscilla contourne les grands axes, n’hésite pas à faire des détours et n’emprunte que des petites rues afin d’éviter à tout prix les feux rouges.
« Je ne les supporte pas. » Coup d’œil à l’horloge. 18h00. « Et si… ? »

Non, nous ne pouvons pas faire ça. Même si notre amie auteure Amandine nous a offert un hébergement, qu’un autre ami bassiste donne un concert ce soir au théâtre de verdure… Nous ne pouvons pas nous arrêter là ? A moins que… Se fier aux signes (Priscilla et Aurélie, l’heure qui n’en finit pas d’accélérer, les invitations qui pleuvent…) ?

Nice nous tend les bras ! Turin attendra demain. Nous offrons un galet peint à nos conductrices hautes en couleurs et nous libérons de nos paquetages. Juste quelques toutes petites heures…

(Et si prendre la route, c’était aussi ralentir, ne pas la prendre parfois ?)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s